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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 09:25

L'Amour est une haute-montagne dans un lointain
Qui nous semble incertain.
Pourtant on l'aperçoit, on en goûte parfois
Le bonheur, la candeur, la loi
Qui fait taire les malheurs.

Ses sommets sont brillants et brûlants à nos cœurs
Mont-Blanc ou Everest, plus beau qu'un Kilimandjaro,
Avec des hauts-plateaux paisibles verdoyants
Et des eaux fraîches les parcourant,
Jaillissantes en torrent ou posées
En des lacs tendus noirs ou bleus
Reflétant leur écrin aux pics sans espoir.
Et je veux cet Amour !... Le gravir où c'est beau,
Me rouler dans ses vagues, ses ondes, ses cristaux…

Mais comment l'ordinaire que je suis
Le profane que je vis montera-t-il là-haut ?
Comme si un Pic du Midi et de nuit
Pouvait s'atteindre à la lueur d'une bougie,
A la force de mes pieds ou même
Avec un bâton religion qui ne sème
Que des ordres de marche, sans arche, sans nuée,
- Là où c'est l'intuition, le subtil, l'esprit vif,
L'Amour en sa passion qui seuls peuvent élever !
Et moi dans la vallée sombre et profonde,
Qui désire, souffre ou soupire parmi les ombres
Du Réel, sans zèle, faussement équipé
D'une laïcité qui tient du plomb dans l'aile,
De l'idée, pléthorique en envies, jouissive à l'envi,
Entropique à la fin, isolante - ni du froid ni du chaud -
Nous laissant seul-e, dénudé-e, sur un lit de rivière
Asséchée, sur un lit sans tain, défait, lit de rien.

L'Amour beau est trop haut, là où les êtres et les choses
Sont éternelles plus que les neiges, là où les grèves
Se désagrègent ou, balayées par la douceur
Eclosent de vie : l'amour est plein de vie !

Qui me fera monter, asseoir et contempler ?
L'abîme est trop immense, ce Dieu Amour
Que je veux, inaccessible, comme invincible,
Fermé, enclos, trop lisse, sans prise…
Je vois - mais est-ce un mirage, un faux espoir,
Réminiscence douteuse, encore simple ciboire ou enfin
Réponse clarifiante !? -, je vois du sang,
Du sang coulé, qui coule encore rouge vermeil,
Carmin, dissout la croûte, le Mal s'y engluant,
Avec aussi une eau, unique, lustrale, qui sort de ce roc élevé,
Forcé, percé, pillé mais pas abandonné
Qui donna, qui donne encore et donnera toujours,
Homme-roc dont les effets sur qui croit sont la paix
Et l'amour retenu en otage retrouvés.
Je regarde et je crois et voilà :
Aimé-e, croyant-e, je suis sauvé-e.

C.T. 12-12-16 ALGDDV

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 13:39

On a déjà vu plusieurs raisons importantes dans cet article ici.

Une autre est liée au fait qu'au lieu d'aimer les personnes - ou une personne plus particulièrement - on aime l'image qu'elle(s) donne(nt). Et là quand au bout d'un moment apparaissent ensemble la réalité et l'image ça peut être un grand écart - qu'on ne sait pas faire -, un gouffre - dans lequel on s'abime -, et on va faire quoi ? Le plus souvent non pas assumer mais fuir, ou se dédoubler (jusqu'à diverses profondeurs de tromperies), voire cohabiter. Toutes choses qui ne sont plus l'amour - même s'il en reste un peu.

C'est que l'amour exige la vérité (comme écrit dans l'article précédent), aussi sous la forme de notre vulnérabilité. Quelqu'un a compris et écrit : "Sans la vulnérabilité, il n’y a pas d’amour vrai ! Parce que sinon, les gens ne t’aiment pas toi, ils aiment l’image que tu leur donnes de toi."       
Ce qui veut dire qu'on ne doit ni craindre de ne trouver personne qui nous aime, qui se maquiller l'intérieur pour paraître aux autres mieux que ce qu'on est le plus réellement. Et c'est souvent ce jeu de dupes - surtout maintenant via internet et autres écrans interposés - qui cause tant de dégâts dans les relations humaines, celles où ça fait le plus mal quand ça casse.

La vérité c'est qu'on est forcément quelque part fragile et vulnérable et pas complétement aimable, même pour quelqu'un qui se met à nous aimer.
La vérité c'est encore que pour nous aimer vraiment, il faut aussi à l'autre de la force - ce qui est autre chose qu'un simple élan amoureux ou désir charnel.
La vérité c'est donc que de part et d'autre sans Dieu - qui est l'Amour et pour nous la source d'où peut (potentiellement toujours) couler l'amour - on est incapable d'aimer sans avoir à court ou moyen terme à en souffrir. C'est un vrai drame. Et seul Dieu est la réponse, ce qui demande de découvrir qu'il existe vraiment - indépendamment de toutes religions -  et que lui nous aime tel(le) que l'on est là où l'on en est - même si à la suite il va nous faire évoluer pour que nous devenions plus fort dans l'amour et la défense de l'amour.

S'accepter et se montrer tel(le) que l'on est est donc une chose première à voir et vouloir vivre. Et plus on sera vrai de la sorte, plus on va se trouver moche peut-être, insignifiant, pas aimable, pas sociable - ou par à-coups... Mais cela ne doit pas nous décourager car alors Jésus qui a été comme nous sait bien ce qui se passe et va, par son Esprit, travailler à nous faire nous accepter nous-même, et à nous changer à la suite.
Parmi tout ce que j'ai vécu, je te trouve rien de plus profond et enthousiasmant que de vivre ce niveau de relation avec Dieu, d'apprentissage avec lui, par lui, et de transformation sous son regard.

Si donc vous en avez assez de souffrir, notamment en rapport de relations liées à l'amour, qui tournent mal, qui vous laissent sur le carreau ou vous font péter les plombs... cherchez Dieu, venez à Jésus, déjà par la pensée, commencer à comprendre qu'il manque l'essentiel dans ce que présente ce monde : Le Dieu qui l'a créé et qu'on a mis à la porte par nos arrogances et prétentions, par nos excès et notre nullité qu'on a pris pour de la grandeur. Venez, revenez au Dieu créateur qui est CONNAISSABLE tout autant que les réalités enfouies dans la nature et qui pourtant l'on découvre - de préférence directement, mais aussi par la médiation de certains qui nous précédent.

Pourquoi est-il bon de venir à Dieu par Jésus ? La réponse nous est donnée ici par le prophète éternel de Dieu Jérémie au chapitre 29 de son livre

Une expression de la liberté c'est déjà de pouvoir entendre cela. Une autre c'est la liberté que vous avez de croire et de vouloir voir. Et le plus beau de la liberté, c'est au-delà de notre choix, celle qu'il nous donne de nous approcher toujours plus près de lui, de vivre déjà de son éternité, et de le rejoindre dans son amour et ses bienfaits parfaits qui seront les bases de la création très-bonne qui au final va remplacer celle-ci. Car avec Dieu - et avec lui seul : Tout est bien (et mal) qui finira bien... pourvu qu'on y aspire : On va avoir la fin qu'on se donne, et cela en fonction de notre rapport avec ce fait majeur que Dieu le premier s'est donné pour nous... A nous maintenant revient la part d'apprendre à tenir en lui, dans sa grâce, pour que l'amour qui en est élément s'inscrive et tienne en nous.

Que sa bénédiction vienne sur nous sans être suivie d'aucun chagrin.
 

  

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:54

Aimer - si nous voulons que ce soit de manière durable, c'est-à-dire sans les souffrances personnelles et co-latérales inévitablement causées par les querelles et autres ruptures -  revient au plus profond à se voir comme ayant besoin d'être changé : car personne n'est en état et capacité d'aimer et de défendre son amour contre tout ce qui veut le détruire. (voir aussi article sur les ennemis de l'amour)

1/ Changement par la maîtrise de soi
Bouddha s'est centré sur la non-souffrance et paix a obtenir pour et par soi-même. Une quête plutôt étonnante quand dans le même temps chacun de nous est sensé être dieu/Dieu en lui-même !... Comment cet intérieur divin immanent - s'il existait - pourrait-il être inférieur à notre ego, à nos forces personnelles dégénérées ?...*
De là c'est davantage une non-vie, sans envie, sans désir, sans plaisir, qui devient l'objet ou sujet final de l'existence... sans pour autant l'emporter sur le mal, avec ses virulences et forces annihilantes. Dieu utilise cette philo-spiritualité pour que celui/celle qui veut s'y soumettre réalise son impuissance à laisser un divin potentiel s'illuminer en lui par suite de nos efforts et astreintes, et ne se contente pas du botter en touche cynique qu'est la réincarnation.
A la suite de Bouddha, de nombreux mouvements (que j'ai connus) qui forment ce qu'on appelle le New-âge (une sorte d'auberge espagnole du spirituel), invite à cette démarche du changement (purificateur) à partir de nos propres efforts (de méditation, de pratiques mentales ou physiques, de postures, respiration, alimentation...).

2/ Changement par la pratique plus typiquement religieuse
Les transmetteurs de religion - comme Moïse, Mahomet et d'autres - pour leur part ont été chargés de mettre l'homme sous le joug d'une liste de préceptes sans fin en vue d'un comportement maîtrisé qui devrait permettre une meilleure socialisation et un rapprochement avec le Divin.
En fait, Dieu utilise cette rude et oppressive discipline pour que le pratiquant en arrive à se découvrir inintelligent - en regard de ce qu'on arrive par là à lui faire faire mécaniquement... - et bien insuffisant par rapport à une fidélité demandée qui ne devrait pas tolérer de manquements ou de transgressions - sauf au prix, pour les fautes, d'un auto-rachat coûteux, d'une expiation basée sur notre propre souffrance, restant dans tous les cas toujours sous un joug de culpabilité, coupable au minimum devant Dieu et sans réel secours accessible pour s'en sortir durablement.
Ce genre de moyen légaliste n'est pas fait pour nous mettre d'humeur à aimer ni Dieu ni notre prochain obligé. Dès lors hypocrisie et conduite coupable envers tel ou tel interdit deviennent la règle...

3/ Libération (changement !?) par l'hédonisme.
Là pour l'essentiel on confond l'amour et le plaisir, la sexualité et l'amour. Dans cette confusion, ce qui pourrait être heureusement complémentaire devient un tort pour l'amour. Parce que ce n'est pas se donner toutes les libertés qu'on peut, qui permet que nous aimions sans souffrances, sans accidents, sans déchirements... sans culpabilité. Il ne suffit pas que l'homme change des lois de sa vie en société par en obtenir un gain, dès lors que le changement va à l'encontre des lois divines qui ne se rabotent pas aussi facilement et durablement dans les consciences et dans les corps...  


Ici et là le plus génériquement pas question d'amour qui puisse durer, se suffire à lui-même... même en opérant une récupération des paroles, des valeurs et/ou du fondement de l'Evangile. Il ne suffit pas de se donner des formes du bien telles que l'Evangile les montre ou les annonce, pour que ça fonctionne ! Aucune valeur véritable n'a de consistance en soi, sans Celui qui en est l'initiateur : le Dieu Créateur. C'est comme une flamme sans le bois ou l'huile d'où elle émane.

En parlant d'amour et en manifestant le sien pour nous jusqu'au don de sa vie, Jésus a aussi parlé en vérité du coeur de notre problématique existentielle et essentielle : notre séparation naturelle et surnaturelle d'avec Dieu. Car lui seul est ce qui alimente (le souffle, la force, la vie) de manière permanente ce que sont les forces bonnes, et notamment l'amour.
Dans sa 1ère lettre, Jean apôtre de l'amour, écrit - et moi avec lui : "Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier.20 Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?21 Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère."

Mais encore écrire sur l'amour comme ici, ce n'est pas automatiquement pouvoir le faire vivre chez le lecteur. C'est cependant donner envie ; susciter le désir de croire que le chemin - qui donne l'amour, qui nous fait rejoindre Dieu - est aussi possible pour lui. Et c'est vrai !

1Jean ch. 4 "Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.8 Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour.9 L'amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.10 Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.11 Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.12 Personne n'a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.13 Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu'il demeure en nous, en ce qu'il nous a donné de son Esprit.14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.16 Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui."

Un idéal impossible au seul plan de nos capacités naturelles, mais dans lequel l'Esprit de Dieu peut nous donner d'entrer et de vivre, en soi et vis-à-vis des autres, dans la mesure et vérité que Dieu est (un de ces noms-attributs en hébreu dans la Bible) Yawhé Yireh : Celui-qui-est qui pourvoit. Voir éventuellement le parallèle significatif entre Genèse ch. 22, vers. 2 à 14 et Jean ch. 1, vers. 29.


 

Jésus n'a pas seulement eu des paroles pour les hommes, il a aussi donner sa vie, paraissant une 1ère fois comme un Agneau - à sacrifier -, et revenant bientôt comme un Lion - pour gouverner -. Il n'a pas dit expressément qu'il nous aimait, mais il l'a fait, il nous a aimés jusqu'au don de sa vie, et ce sont ses disciples - moi compris - qui disent que Jésus nous a aimés et veut encore nous manifester son amour...

"Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,2 à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.3 Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance,4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance.5 Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné."
Moins que l'intelligence, ou à la suite de l'intelligence, cherchons l'amour.
A la suite de l'humanisme bien-pensant mais peu juste, cherchons le Dieu qui intrinsèquement est amour. Ce qu'il a prouvé.
Qu'il vous bénisse jusqu'à une connaissance-expérience dans la fusion de son amour.

___________
* A partir de là la question de l'immanence est à (re)poser...

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 13:37

suite de...

Si on ne respecte pas la valeur de l'amour de ce côté-ci, comment pourra-t-on entrer dans l'Amour permanent qu'est Dieu dans sa sphère éternelle ?

Un autre ennemi de l'amour est le manque de confiance. Le mot confiance nous met directement en relation avec le mot foi - car ces deux mots ont la même racine latine (fido). L'amour inclut en lui-même la confiance. Craindre, c'est pas ou plus avoir confiance. C'est le contrainte de la foi et c'est un pilier de l'amour qui cède : il en résulte que l'amour lui-même va sombrer. Ainsi Jean nous dit-il dans sa 1ère lettre : "La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour."
L'ennemi est donc là la peur, une ou des craintes, voire bien sûr les angoisses qui en sont les géants.

Et là encore ce qui est vrai dans une relation entre personnes humaines (voire entre nous et des animaux), est vrai dans notre relation à Dieu : le manque de confiance trouble notre amour et la perception du sien - les deux n'étant que les deux versants de la même réalité.

Dès lors il est bon de connaître aussi d'où vient la peur qui résulta à l'origine d'un doute - émis et cru - au sujet de la bonté (de l'amour) de Dieu envers l'homme. On lit cet épisode ici en Genèse chap. 3.

Voyez-vous comme tout est relié et s'explique... dès lors qu'on prend une source de connaissance juste !?

La vérité est donc bien que l'amour ne nous habite pas de façon constante - on n'est pas amour ! -, mais encore que le mal (sous au moins une ou diverses formes : peur, jalousie, convoitise (mauvais désirs), injustice, ignorance, mensonge...) est tellement vivant en nous que nous chutons régulièrement quant au bien, quant à nos bonnes intentions même, quant à nos résolutions - Et avec chaque nouvelle année en général vient aussi le temps des farouches résolutions, non ?!...

Mais Dieu nous appelle surtout à devenir vrai, intègre, devant lui et devant notre propre conscience. "Si nous nous jugions nous-même, dit la Bible, nous n'aurions pas a être jugé par des afflictions et jusqu'à la mort même". "Ne nous séduisons pas nous-même" pour ne pas venir à Dieu : c'est le pire calcul que nous puissions faire (comme il est écrit là).

Que promet donc le Dieu qui est Amour à ceux qui croient que cet amour nous a été principalement manifesté par la crucifixion de Jésus son Fils ? Soupesez véritablement la force de ces paroles :
"Déclarés justes sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par l’intermédiaire de (celui qui devient) notre Seigneur Jésus-Christ ;2 c'est aussi par son intermédiaire que nous avons accès par la foi à cette grâce, dans laquelle nous tenons ferme, et nous plaçons notre fierté dans l'espérance de prendre part à la gloire de Dieu...3 Bien plus, nous sommes fiers même de nos détresses, sachant que la détresse produit la persévérance,4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et la victoire dans l’épreuve l'espérance.5 Or cette espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné."
Voilà comment nous avons à recevoir et à vivre de cet amour qu'est Dieu se donnant à nous.

Et comment ce don de l'amour dont notre coeur manque jusqu'au soupir ou au suicide, nous est-il (devenu) accessible ? "6 Alors que nous étions encore sans force (même pas nés), Christ est mort pour des pécheurs au moment fixé.7 A peine mourrait-on pour un juste ; peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien.8 Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous."
Et dès lors que nous sommes considérés comme justes grâce à son sang - à sa crucifixion -, nous serons à bien plus forte raison sauvés par lui maintenant ressuscité de la colère de Dieu qui arrive toujours plus forte et ample sur le monde. Lettre aux Romains ch. 5

Soyez sauvé-e - si ce n'est fait. Autrement soyez affermi-e pour obtenir les meilleures récompenses de la foi, la vie éternelle en tout premier lieu.

Et demain on parle encore d'amour...

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 11:36

Après quelques décennies d'existence terrestre où mes yeux aimèrent puis se détachèrent des appétits les plus matérialistes, il reste que rien n'est plus beau que l'amour.

Mais voilà ! Au-delà du mot, au-delà de l'acquiescement qui peut nous réunir, la question n'est pas : Qu'est-ce que l'amour ? - le définir par des mots ne peut certainement qu'en réduire la réalité à un concept -, mais : Quelles sont les conditions favorisant et permettant que l'on aime ? C'est-à-dire que j'aime jusqu'à indépendamment des contingences ou considérations terrestres. Que j'aime tout court, en soi ! C'est-à-dire non à partir d'un objet particulier qui déclenche que je l'aime, mais d'un amour qui aime à partir de lui-même, dont la combustion en moi - car l'amour est un feu - dépend d'abord du fait qu'il est là - ou pas : l'amour est une habitation de l'existant.

C'est une fusion qui s'opère dans notre être le plus intérieur - dans notre esprit en communion avec l'Amour qui est, que la Bible appelle Dieu (avant de lui donner un nom d'accès plus personnel). Ce qui fit écrire à "l'apôtre de l'amour" comme on l'appelle parfois, Jean : "Dieu est amour". Mais il n'est pas que... amour ; sinon on pourrait aussi dire l'Amour c'est Dieu, ce qui est une particularité de l'Être de Dieu, mais non sa totalité. Ce qui fait aussi que la permanence, l'immuabilité que Dieu est en tant qu'Amour, n'est pas, de notre côté, un partage aussi permanent. Pourquoi ? parce que d'autres éléments de ce que Dieu est aussi, doivent devenir notre partage, si nous voulons connaître un amour défendable face à ses immanquables ennemis.

Pour avancer dans cette connaissance - dont la finalité est que nous devenions amour, c'est-à-dire que l'amour qui est Dieu demeure en moi -, il faut lâcher (de) nos pré-jugés, toutes sortes de pensées conditionnantes fausses (notamment sur la réalité de Dieu) car l'amour ne peut être sans vérité, c'est-à-dire là où il y a du mensonge (et à un degré moindre des erreurs ou de l'ignorance que la conscience ne peut discerner).
Ainsi le Bien qu'est l'amour a besoin du Bien que sont les vérités en soi, dont celles sur Dieu. C'est pourquoi Jésus insiste régulièrement quand il parle, disant en préambule : "En vérité, en vérité, je vous le dis..."

La et les vérités expriment une justice particulière : La justice, la justesse même, est un autre Bien, sans quoi l'amour ne pourra subsister. Concrètement, que dans un couple s'immisce entre les conjoints du mensonge, en commençant parfois par des dires approximatifs, évasifs car à la limite du prononçable, un manque de justesse donc (comme des demi-vérités), est l'amour même le plus brûlant, le plus profond, va prendre du plomb dans l'aile. Et il se portera de plus en plus mal si des injustices d'en mêlent. Cela semble rien que de prendre dans les fournitures de bureau de l'entreprise un stylo ou une cartouche d'imprimante, un outil ou un peu de matière qu'on sort d'un l'atelier, une note de frais truquée... Autant de gains mesquins, de détournements qui semblent insignifiants, mais qui ont des conséquences qui s'étendent bien au-delà de l'utilisation qu'on peut faire de ces choses chapardées, détournées, "empruntées", volées, parfois même sur fond d'une justification... qui n'excuse rien ! On ne rend pas le mal par le mal, et depuis toujours "qui vole un oeuf vole un boeuf". Le vol est une injustice, et parfois on crie à l'injustice pour ce que nous voyons qui se commet contre nous, mais sans voir que nous-même nous commettons à notre niveau, de notre place, quelque injustice. Et cela l'amour en nous le sait, le vit, et comme un oiseau à la fois fort et fragile, il perd de sa force quand nous nous perdons loin de ce qu'est la vérité et la justice de comportement....

Or qu'est-ce qui est important ? De récupérer par fraude un beau couvert dans un resto ou de payer un peu moins d'impôt en falsifiant une déclaration. J'ai fait ce genre de choses avant d'être rendu par l'Esprit de Dieu sensible à la vérité,à la justesse, à la valeur transcendante et à la fragilité de l'amour quand on le mélange en nous avec le mal. Et les crises et autres conséquences indirectes n'ont pas manqué de venir telles des jugements sur mon ou notre comportement...

Et puis il y a un ennemi des plus subtils de l'amour - et cela peut paraître curieux : (ce que peut devenir) la sexualité...
Depuis Adam à qui Dieu donna la femme comme "os de ses os et chair de sa chair", il nous a donné la sexualité comme cadeau de l'amour. Encore faut-il ne pas permettre aux démons d'être parmi nos ébats amoureux. On voit comment cela est possible en lisons ce qui se passa sur terre jusqu'à un développement que Dieu jugea de la plus sévère des manières au temps de Noé. livre de la Genèse ch. 6, vers. 1 à 8 où les démons sont appelés "fils de Dieu". C'est en ce sens que l'apôtre Paul divinement inspiré fait la recommandation suivante même aux couples mariés : "Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères." (lettre aux Hébreux ch. 13).
Comprenons avec intelligence que si Dieu a pris la peine de nous faire transmettre des écrits au contenu immuable, c'est qu'ils sont importants pour notre bien, pour nous garder dans la liberté en vis-à-vis des forces asservissantes du Mal qui ne cherchent qu'à nous maltraiter, juger, condamner, accaparer, jusque dans le filet que constitue pour les âmes défuntes le Séjour des morts.

C'est pourquoi, si vous êtes là à la frange où vous pouvez avoir à choisir entre ce qui est Bien et ce qui est Mal, choisissez le Bien car c'est la vie - dont la préservation de l'amour -, et non ce qui est Mal car c'est le retrait de la vie - dont la mort de l'amour, son extinction, voire jusqu'à une mort physique prématurée (j'en suis passé bien près il y a bientôt quatre décennies, et qui peut dire s'il reviendra de là s'il lui arrive de se trouver subitement à la lisière de ce monde !?)...

Si on ne respecte pas la valeur de l'amour de ce côté-ci, comment pourra-t-on entrer dans l'Amour permanent qu'est Dieu dans sa sphère éternelle ?
On va encore voir une autre sorte d'ennemi de l'amour demain...

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 13:34

Sur mes cahiers d’écolier
Pages écrites ou pages blanches
Sur le pain de mes journées
J’écris ton Nom

Sur les ailes de l’aurore
Les ombres allongées des soirs
Avec du sable ou en or
J’écris ton Nom

Sur les montants de mes portes
Sur mes murs à l’intérieur
De mon home ou de mon cœur
J’écris ton Nom

Sur mes colis, sur mes lettres
Sur mes sweats, sur ma casquette
Sur l’arrière de mon auto
J’écris ce Nom

Sur le cœur de mes enfants
Sur la vie de mes amis
Sur l’avenir du pays
J’écris Ton Nom

Je l’écris sur des papiers
Que je sème aux quatre vents
A la plume ou au clavier
J’écrie ce Nom

Face aux astres et aux planètes
Aux jeteurs de mauvais sorts
Face aux serpents, aux scorpions
J’écrie ton Nom

Face au plomb d’un ciel fermé
Face au doute quand il déroute
Face au noir qui désespoir(e)
Je prie ce Nom
Face aux forces les plus obscures
Dans la peur ou la froidure
Suite aux cauchemars les plus durs
Dans les vagues de ma vie
Dans les cours de mes prisons
Quand le ciel semble de plomb
Sur mes fautes et mes remords
Sur des mots sur tous les maux
Je prie, je prie ton Nom

Je voudrais l’écrire encore
Par les douces pluies d’été
Les flocons les plus légers
Par les lumières que tu fais
Sur l’air de trois mille chansons
Par des rimes, par des couleurs
Qui louent ton Nom !

Contemplant le ciel radieux
Les arbres et les courants d’eau
Sciences et beautés enlacées
Oui, je loue ton Nom !

Sur les cîmes et sur les grèves
Sur les troupeaux, sur les blés
Dans ma chambre retiré
Je loue ce nom

Je suis né pour le louer
Ce nom si pur, si parfait
Ce nom un jour apparu
Jésus

Te chanter et t’adorer
Nom et vie qui sont gravés
Dans mon cœur régénéré
Depuis que tu es venu
Jésus

Je voudrais l’écrire encore
Sur les toits à ciel ouvert
Sur les chemins des perdus
Jésus

Sur les murs d’indifférence
Sur la haine et les violences
Sur les murs de ta prison
Sur tes gros nuages noirs
Sous ton regard sans espoir
A la place des regrets
Jésus

A la place du non-pardon
Sur l’âme errante, assoiffée
Meurtrie, fatiguée, brisée
Jésus

Le cœur tout brûlant de Toi
J’ai envie sur toutes choses
Sur la terre et dans le ciel
D’écrire ton Nom

Ce Nom que tu m’as donné
Parfois si dur à porter
Pourtant si doux, si léger
Synonyme de liberté
de justice, de vérité,
Ce Nom rempli de puissance
Au dessus de tous les noms
Ce sésame ouvrant le ciel
Ce cadeau universel
...Jésus Emmanuel

Claude Thé 2000-2016 @LGDDV

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Published by Claude Thé - dans poésie-vie poème amour Jésus
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