Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 14:20

Comme beaucoup d'autres mots importants*, mort est un mot typiquement singulier : la mort ; mais c'est surtout un mot qui se décline en cinq manières bien distinctes, enseigne la Bible.
C'est en réfléchissant sur les cinq lettres finales de l'alphabet hébreu (langue d'écriture initiale de la Bible) que de cette symbolique je suis arrivé à la réalité de cinq fins ou séparations (c'est le sens principal de la mort) nous concernant. Deux en notre défaveur, une pouvant s'avérer favorable ou ennemie, et deux des plus préjudiciables... 

1 - LA MORT PHYSIQUE
On pourrait l'appeler plus justement mort physiologique. C'est celle qui se voit, qui laisse un corps qui refroidit, se raidit et va se décomposer. Elle témoigne de la séparation invisible mais réelle de l'âme ou du couple âme-esprit du corps, montrant que la matière en elle-même, si elle peut être vivifiée (du physiologique végétal à humain), n'est pas la vie en soi.
Cette fin peut s'avérer soit
- une bonne chose, l'Eternel-Dieu l'ayant prévue pour que nous ne vivions pas éternellement dans la condition duelle et chaotique que nous connaissons. Par elle le chrétien entre plus bien librement dans le Royaume de Dieu...
- soit un drame réel pour celui/celle qui part et ceux qui restent, notamment lorsque ce jugement tombe sur de jeunes vies, interrompt des existences avant qu'elles aient le temps de se déployer dans quelque liberté effective...

2 - LA MORT SPIRITUELLE
C'est la plus essentielle. C'est le retrait, envol ou extinction de l'esprit, qui est la forme de vie de Dieu la plus "élaborée", complète, en nous.
L'esprit se distingue assez nettement de l'âme. Celle-ci est pour sa part une émergence de la vie engendrée via des gamètes (ovule et spermatozoïde) et par émanation du sang comme il est écrit dans le 3e livre rapporté par Moïse : le Lévitique. (parlant de l'âme, on parlera aussi de psychisme, de psyché qui en grec est l'âme).

La mort spirituelle est celle qui est intervenue, conformément à ce que Dieu avait avertit, immédiatement quand Adam et sa femme succombèrent à la tentation dans le jardin des délices (Genèse chap. 2, puis l'effet chap. 3). Ce n'est que bien des années plus tard qu'ils sont morts physiologiquement.
Vivants en état de péché ou sans couverture assez immédiate de nos fautes par la confession et le pardon de Dieu, nous sommes chacun morts spirituellement, "morts dans nos offenses" comme il est bien expliqué dans la lettre aux Éphésiens au chap. 2. vers. 1 à 9.

C'est essentiellement de cette mort que Jésus est venu nous sauver, par son sang** versé sous les coups et clous de ceux qui se soumirent à leur propre méchanceté et iniquité et encore aux pressions et invectives des démons.
Être sauvé-e par la croix et par la foi, c'est pouvoir recevoir la vie de Dieu, le don de son esprit qui, unie à notre âme, la destinera vers le Royaume des cieux plutôt que dans le séjour où sont précipités les âmes sans Dieu.

Cette mort est dramatique et conséquente, car elle rend toujours les conditions d'existence plus problématiques, les personnes plus vulnérables, les satisfactions ou succès toujours aléatoires, incertains, éphémères...

3 - LA MORT DE JÉSUS
Elle est différente de toutes les autres morts d'êtres humains. En ce sens qu'elle n'était pas obligée pour Jésus comme elle est obligatoire pour nous. C'est une mort qu'il a acceptée de subir dans la violence et injustice les plus démentielles se soumettant là au jugement de Dieu sur les fautes des hommes et des femmes de tous les temps et de tous les lieux - dont il prend la place. C'est la mort qui est "le salaire du péché" comme écrit en Romains.
Et subie, accomplie par Jésus, la mort devient là totalement substitutive (à notre place), expiatoire (qui paie des fautes), et propitiatoire (qui accomplit la justice de Dieu pour qu'il nous devienne favorable).
Et comme Jésus quant à lui n'a jamais péché, si c'était dans une justice qu'il mourut ainsi à la place des coupables qu'il voulait sauver, ce fut aussi une terrible injustice aux vues de sa propre existence vécue sans fautes. C'est pourquoi il fut ressuscité et reçut un corps nouveau, immortel, incorruptible et donc éternel.

C'est la mort qui fut des plus ignominieuses, la plus sacrificielle, le plus grand don fait aux hommes (voire au-delà de notre humanité), mais aussi elle s'avère la plus fructueuse, la plus glorieuse, celle qui renferme potentiellement le salut du monde entier.
Rien n'est plus profitable que de la connaître et de savoir venir au bénéfice de ses bienfaits - immédiats et éternels...
"Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation...21 Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu."
Lire aussi possiblement ce qu'écrivait le prophète Ésaïe plus de 600 ans avant la venue sacrificielle de Jésus (chap. 52, vers. 13 à chap. 53, vers. 12).

Cette mort est la plus favorable pour nous. Elle évite à qui croit en Celui qui est mort ainsi, de voir (avec souffrance) la séparation de son corps et à plus forte raison le 4e type de mort : "Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ;26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?"...

Une croix qui domine une tombe !
A-t-on encore la compréhension de cette représentation,
qui dit - normalement - que le défunt s'est mis
au bénéfice de la mort
et sous la protection de la résurrection
du Christ Jésus ? (Yeshoua HaMashiah)

4 - LA MORT PSYCHIQUE - ou DE L'ÂME
La mort psychique ou notre fin de conscience personnelle, la fin du moi-je qui pense et se pense, ressent, aime ou déteste, imagine ou massacre, gère ou dilapide, etc..., n'est pas une fatalité comme est la mort du corps, comme si tout était écrit sans nous. Non, elle est une sombre possibilité qui dépend de nous autant que de Dieu. Elle - on, chacun - dépend de nos choix, pensées, paroles, actions et réactions.  Par notre âme nous gérons un espace de liberté effective.
On échappe donc à cette mort dit la Bible, en croyant à celle de Jésus. En le voyant prendre sur lui, cloué sur une croix, nos fautes, pour que nous en soyons exemptés, purifiés, pardonnés - totalement en tant que fautes, et plus ou moins partiellement en tant que conséquences***.

La foi en Jésus et en la valeur de sa mort pour notre âme permettra à ses bénéficiaires d'être ressuscités (à certains même de ne pas passer par la mort (un détail ici...)) lors d'une première résurrection des morts.
Pour les autres, il faudra attendre plus de mille ans, dit le livre de l'Apocalypse, avant qu'ils ne soient tous ressuscités pour paraître devant Dieu en jugement. Lire Apo 20.11-15.
Suite à ce jugement les âmes, c'est-à-dire ceux qui ne voudront pas du plan B de Dieu (de sa Rédemption par la foi en Jésus), devront, par leur choix délibéré, par leur obstination et inintelligence, aller à la perdition éternelle. Via un étang ardent de feu et de soufre préparé pour Satan et autres démons qui auront persévéré dans leur endurcissement sans retour.
"Mais pour (ceux qui resteront) lâches, incrédules, abominables, meurtriers, impudiques, enchanteurs, idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort."

à suivre... (le 5e type de mort concerne plus particulièrement les croyants au Christ).
Bon choix de vie. Bénédictions.

 _______________

* Dieu est un de ces vocables principalement singulier mais aussi multiple (Père, Fils, Esprit-Saint par exemple). En hébreu dans l'AncienTestament, Dieu est souvent appelé Elohim, pluriel de Eloha. Aussi donc la mort(s), la vie(s), la résurrection(s), la personne humaine (corps, âme, esprit), le baptême(s)...

** Le sang de Jésus répandu hors de son corps conduisait outre pour son âme à la séparation qu'opère la mort physique, aussi à sa séparation ou condamnation psychique loin de Dieu : en l'occurrence au lieu de rejoindre Dieu unie à son esprit, l'âme de Jésus (ou on peut dire Jésus) est descendu au séjour des morts pour en sortir tous ceux morts avant lui qui voulurent alors y échapper en croyant en ce qu'il vint leur annoncer la Bonne Nouvelle...
Dès lors la foi au sang de Jésus qui est don de son âme à notre place (destinés au séjour des morts que tient Satan), sauve quiconque croit à cette mort substitutive pour lui.

*** C'est pourquoi même devenus chrétiens, nous pouvons subir des effets de nos fautes antérieures ou nouvelles fautes répétées, des maladies, des accidents, et la mort physique qui est une conséquence partielle de notre condition adamique. En ce sens il est écrit que Dieu pardonne les coupables, mais il ne tient pas le coupable pardonné pour totalement innocent dans cette vie-là....

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : OSER TOUCHER LA LUMIERE !
  • OSER TOUCHER LA LUMIERE !
  • : Un après-midi Dieu fait irruption dans ma vie! Rien de violent, mais avec une force de persuasion telle que d'un coup JE SAIS : Dieu existe ! C'est ici mon cheminement depuis ce premier instant, pour faciliter le chemin à qui cherche le sens de son existence et/ou se demande : Dieu existe-t-il !? C'est aussi un Questions/réponses dans les domaines connaissance de soi, de Dieu, du Réel, Jésus-Christ, spiritualité, politique, philo, actualité... bref, un englobe-blog. Répétez ! ☺
  • Contact

Recherche