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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 12:11

Le Dieu de la Bible parle, et ceux qui croient en sa personne entendent comment il parle, "tantôt d'une manière, est-il écrit dans le livre de Job, tantôt d'une autre".

Voici une de ces manières.

LAISSE-TOI TROUVER PAR MOI - Éric CÉLÉRIER 

Entends-tu ...?

Ce sont les battements de mon cœur à la porte du tien.

C'est ma voix qui t'appelle, qui t'appelle à être mien(ne),

C'est le son du ciel qui touche la terre de ta vie.

Tu penses être perdu(e)...?

Alors, laisse-toi trouver par moi.

Permets-moi de t'envelopper de mon amour.

Laisse-moi être ton refuge, ton abri pour toujours,

Ta forteresse chaque jour.

Laisse-moi te trouver...

Viens dans ma présence. Viens avec moi.

Prends ma main et vis avec moi.

Reçois ma vie, reçois ma joie !

Jour après jour, pas après pas…...

Laisse-toi trouver par moi.

                    Extrait de Un Miracle Chaque Jour.

Oui Dieu parle, et cela peut être de cette manière, par ce moyen. Apprenez encore à vous attendre à l'Eternel-Dieu, et il honorera votre foi...

Que sa bénédiction vous enrichisse (Amen).

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 08:14

Parmi les choses les plus douloureuses : Aimer sans être aimé en retour !
Drame qu'on a chacun pu expérimenter... Drame que vit Dieu depuis la chute hors du Bien et des libertés bonnes de nombreux anges et du genre humain.
 

ALLIANCE OU SOUFFRANCE

Quand un cœur brûle quelle souffrance
Quand rien en face ne répond :
Le cœur de Dieu vit cette offense
Provoquée par notre abandon.

Le cœur comme bien d'autres choses
Est déréglé et ne sait plus
Ce qui est bon ce qu'est la rose
Ce qu'est l'épine et la ciguë.

Il n'y a que des lignes blanches
Pour séparer le mal du bien
On peut s'en garder le dimanche
Et puis tomber le lendemain.

Il faut bien plus que notre force
Pour avancer sur ce chemin ;
Face à l'épreuve on divorce
Plus souvent que l'on se retient.

Seul, on n'est tous qu'une partie ;
Pour faire un tout harmonieux
On a besoin d'un vis-à-vis
Pour devenir ce que dit Dieu :

Des êtres entiers, responsables,
Qui trouvent leur finalité,
Des impuissants rendus capables
De connaître l'éternité.

Seul, sans entrer dans une alliance
On a tous une vie tronquée,
Nos cœurs s'éteignent sans la clémence
Du Dieu qui veut les ranimer.

Quand un cœur brûle quelle souffrance
Quand rien en face ne répond
Le cœur de Dieu vit cette offense
En dehors de sa Rédemption.

***

Jésus pourtant pour nous donner
Un cœur brûlant est mort d'amour ;
Il vient encore ressusciter
Ceux qui Le reçoivent en ces jours.

Lui seul peut faire de nous des êtres
Complets à l'image de Dieu,
Comme une épouse prête à paraître
Au firmament d'un ciel radieux.

Quand un cœur brûle quelle vaillance
Quand un cœur en face lui répond
L'amour de Dieu donne son sens
... Après la Réconciliation.

Claude T.

Soyez béni-e

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 07:30

Un texte proclamé au XVIe siècle, d'autant plus significatif qu'il est écrit et chanté au cœur d'un environnement sociologique des plus puissamment hostiles (opposition spirituelle employant l'organisation catholique romaine et le pouvoir politique du moment).
Martin LUTHER, instrument majeur (trompette !) de Dieu pour un gigantesque réveil spirituel ou : Comment Dieu par un seul homme oint par le Saint-Esprit peut changer un cours de l'histoire dominé par Satan et ses fortes armées.
 

C'EST UN REMPART - Martin LUTHER

1. C'est un rempart que notre Dieu :
    Si l'on nous fait injure,
    Son bras puissant nous tiendra lieu
    Et de fort et d'armure.     
    L'ennemi contre nous
    Redouble de courroux :
    Vaine colère !
    Que pourrait l'adversaire ?
    L’Éternel détourne ses coups.

2. Seuls, nous bronchons à chaque pas,
    Notre force est faiblesse.
    Mais un héros, dans les combats,
    Pour nous lutte sans cesse.
    Quel est ce défenseur ?
    C'est toi, puissant Seigneur,
    Dieu des armées !
    Tes tribus opprimées
    Connaissent leur libérateur.

3. Que les démons forgent des fers
    Pour accabler l’Église,
    Ta cité brave les enfers,
    Sur le rocher assise !
    Constant dans son effort,
    En vain, avec la mort,
    Satan conspire :
    Pour briser son empire,
    Il suffit d'un mot du Dieu fort !

4. Dis-le, ce mot victorieux,
    Dans toutes nos détresses !
    Répands sur nous du haut des cieux
    Tes divines largesses.
    Qu'on nous ôte nos biens,
    Qu'on serre nos liens,
    Que nous importe ?
    Ta grâce est la plus forte,
    Et ton royaume est pour les tiens.

 

Et si on peut faire des reproches à Luther qui est resté homme et n'a pas eu le temps de tout comprendre de la Bible - qui a tout compris ? -, on peut aussi se regarder soi-même et se demander ce que le Dieu créateur des cieux et de la terre et rédempteur du genre humain peut opérer de sa volonté à travers nous...

Toujours en recherche de plus de justesse et de vérités, soyez béni-e, et inspiré-e... par le "bon" Dieu.

 

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7 août 2018 2 07 /08 /août /2018 07:27

Comment votre existence s'imprime-t-elle ?

MODE BROUILLON, MODE PHOTO

Sur les reliefs de la terre ronde
Par des chemins ou sur des ondes
Sur la trame du temps qui avance,
J’imprime ma vie, j’en fais une existence
Qui court trop vite ou à tâtons
En mode essai, en mode brouillon.

Elle se transmet sans qu’on l’apprend
La vie qui vient et qu’on prend
Comme le chien sa pâté
Comme on ouvre la télé
Comme la chatte a ses chaleurs
Le perroquet ses couleurs ?

En mode essai je m’suis planté
Mon cœur deux fois fut brisé,
Ça se répare mais pas vraiment
Comme quand on s’casse une dent
Ou qu’on s’abîme la figure,
Les fêlures ont la vie dure.

Et puis Jésus est venu !*
Me délivrer de mes verrues,
Jetant au feu tous mes brouillons,
Brûlant mon cœur de sa passion,
Il transforma le laid en beau
Pour que j’imprime en mode photo.

Il n’y a pas de mode standard,
Pas plus qu’il n’y a de hasards
Qui gouvernent les univers.
Qu’on l’écrive en rouge ou vert
En sépia, rose fluo ou terre de sienne
La vie donnée qu’on se fait sienne

N’est encore rien sans le bleu ciel
Qui vient d’En-haut riche en pixels,
Pour nous donner en mode photo
Lumière d’appoint, cadre nouveau,
Ombre éclairée, des équilibres
Et vérités qui rendent libre.

Ne restons pas en mode confus
Dont les standards nous laissent perdus
Loin de la paix, hors du réel
Dont l’essentiel est éternel.
Quand Jésus vient Révolution !
Par lui arrivent les meilleurs dons,

La grâce du Ciel par le pardon,
Le repos dans nos excursions,
Son Esprit-Saint écrit nos noms
Au livre de sa rédemption

Et nous conduit par vaux et monts
À La Maison.

C.T. - ALGDDV - 25-07-18

Avec Jésus y a pas photo,
C'est retouché pour mode photo !
Envoyez-moi la vôtre, comme un cadeau,
Avec vos mots.

Bénédiction.

_____________________
"sans qu’on l’apprend" est une faute volontaire, pour mieux dire que nous écrivons nos vies en y faisant des fautes.

* témoignage ici de comment Jésus est entré dans mon existence de photographe accidenté.

 

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 14:12



L'homme ne changeant pas malgré les expériences et les siècles qui passent, on peut voir nos comportements contemporains déjà décrit par Ésope (6 siècles avant J.-C.), notamment usant du principe de correspondance* qu'il a su apercevoir entre les instincts qui déterminent les animaux et nous être humain.

Être humain qui par ses capacités psychiques et liberté est loin d'être le plus sage... mais qui devrait pouvoir par ces images améliorer sa condition. 
Et sûr, je ne fabule pas, car l'actualité nous montre bien encore en ces jours que des élus de haut rang peuvent toujours se faire piéger, accepter de mauvais deals qui conduisent à des déconvenues inquiétantes, voire à des drames qui avancent sous roche.
Bonne réflexion ou méditation, par exemple en profitant de vos vacances dans un fort... ou en tout autre lieu plus populaire...

 LE RENARD ET LE SINGE ÉLU ROI - ÉSOPE

Le singe, ayant dansé dans une assemblée des bêtes
et gagné leur faveur, fut élu roi par elles.
Le renard en fut jaloux et, ayant vu un morceau de viande dans un "lacs",
il y mena le singe en lui disant qu’il avait trouvé un trésor,
mais qu’au lieu d’en user lui-même,
il le lui avait gardé,
comme étant un apanage de la royauté,
et il l’engagea à le prendre.

Le singe s’en approcha étourdiment et fut pris au lacs.
Comme il accusait le renard de lui avoir tendu un piège,
celui-ci répliqua : « O singe, sot comme tu es, tu veux régner sur les bêtes ! »
C’est ainsi que ceux qui se lancent inconsidérément dans une entreprise,
non seulement échouent, mais encore prêtent à rire.

______________
Le principe de correspondance est un grand type d'organisation dans la création - que discrédite malencontreusement la théorie (jamais avérée) de l'évolutionniste aveugle - que Rimbaud et Baudelaire soupçonnèrent, et que Niels Bohr mis en évidence en 1923 dans le domaine de la mécanique quantique. 

¤

On peut encore lire cette leçon d’Ésope par la plume de La Fontaine qui la confirma et actualisa en son temps (23 siècles plus tard !), comprenant bien ce qu'il y a de pérenne dans certains écrits :  Le renard, le singe et les animaux

Soyez béni-e...

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:27

STARS DE PAILLE

Elles sont des étoiles filantes
Qui soudain naissent et paraissent
Les stars de chair étincelantes
Qui montrent toujours plus leurs fesses
Tatouées, leur séduction perverse ou leur violence,
Tout ce qui habite le fond secret de leur cœur
Souillant leur talent par l’arrogance...
Sans voir quel jouet elles sont, pour le malheur.

Elles ne sont qu’étoiles qui se consument
Dans une atmosphère trop dense,
Aux chaleurs qui donnent soif et enfument
Les désirs, les consciences,
Comme on enfume les abeilles
Pour voler de leur travail le miel.
Elles paraissent mais déjà leur soleil
Pris d’alcools se fond et leur ciel
Devient enfer d’où elles hèlent le trépas
Comme ces enfants toutes nues*
Que peint Goya, "ajustant bien leurs bas
Pour tenter les démons" - ces êtres trop méconnus.

Cependant sont aux cieux - au fond noir
Mais aux éblouissances cachées -
D’autres étoiles qui naissent et qui font voir
Que la vie est bien plus que des destins gâchés ;
Que la vie abîmée - c’est notre lot commun -
Renferme dans ses creux des passages
Secrets par où Dieu en chacun
Peut venir et poster son salvateur message.

C’est alors une flamme qui s’allume
Et qui brille, éclairant le chemin
Et la nuit en dissipant les brumes
Jusqu’à faire apparaître l’Étoile du matin,
de Dieu et de l’humain le Fils saint.

Claude Thé - ALGDDV - Juillet 2018


________________
* ce passage fait référence au poème de Baudelaire Les phares

Chant : Comme un phare dans la nuit

 

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 08:25

Poème quasi-prophétique, quand l'être humain aperçoit dès les premières manifestations que le collectif est en train de prendre une mauvaise orientation.

Ce n'est pas que le progrès soit un mal en soi, mais c'est que l'homme est toujours un être intérieurement abîmé, déséquilibré, handicapé comme orgueilleux, toujours insuffisant et rare pour prévoir et voir... comme il faudrait voir.
Ce poème comme une voix (de plus) qui a crié dans le désert.

LA PLAINE, Émile VERHAEREN (1855 -1916)

La plaine est morne, avec ses clos, avec ses granges
Et ses fermes dont les pignons sont vermoulus,
La plaine est morne et lasse et ne se défend plus,
La plaine est morne et morte - et la ville la mange.

Formidables et criminels,
Les bras des machines diaboliques,
Fauchant les blés évangéliques,
Ont effrayé le vieux semeur mélancolique
Dont le geste semblait d'accord avec le ciel.

L'orde fumée et ses haillons de suie
Ont traversé le vent et l'ont sali :
Un soleil pauvre et avili
S'est comme usé en de la pluie.

Et maintenant, où s'étageaient les maisons claires
Et les vergers et les arbres parsemés d'or,
On aperçoit, à l'infini, du sud au nord,
La noire immensité des usines rectangulaires.

Telle une bête énorme et taciturne
Qui bourdonne derrière un mur,
Le ronflement s'entend, rythmique et dur,
Des chaudières et des meules nocturnes ;

Le sol vibre, comme s'il fermentait,
Le travail bout comme un forfait,
L'égout charrie une fange velue
Vers la rivière qu'il pollue ;
Un supplice d'arbres écorchés vifs
Se tord, bras convulsifs,
En façade, sur le bois proche ;

L'ortie épuise au cœur les sablons et les oches,
Et des fumiers, toujours plus hauts, de résidus
- Ciments huileux, plâtras pourris, moellons fendus -
Au long de vieux fossés et de berges obscures
Lèvent, le soir, des monuments de pourriture.

Sous les hangars tonnants et lourds,
Les nuits, les jours,
Sans air ni sans sommeil,
Des gens peinent loin du soleil :
Morceaux de vie en l'énorme engrenage,
Morceaux de chair fixée, ingénieusement,
Pièce par pièce, étage par étage,
De l'un à l'autre bout du vaste tournoiement.
Leurs yeux sont devenus les yeux de la machine ;
Leur corps entier : front, col, torse, épaules, échine,
Se plie aux jeux réglés du fer et de l'acier ;
Leurs mains et leurs dix doigts courent sur des claviers
Où cent fuseaux de fil tournent et se dévident ;
Et mains promptes et doigts rapides
S'usent si fort en leur effort sur la matière carnassière,
Qu'ils y laissent, à tout moment,
Des empreintes de rage et des gouttes de sang.

Dites ! L'ancien labeur pacifique, dans l'Août
Des seigles mûrs et des avoines rousses,
Avec les bras au clair, le front debout,
Quand l'or des blés ondule et se retrousse
Vers l'horizon torride où le silence bout.

Dites ! Le repos tiède et les midis élus,
Tressant de l'ombre pour les siestes,
Sous les branches, dont les vents prestes
Rythment, avec lenteur, les grands gestes feuillus.

Dites, la plaine entière ainsi qu'un jardin gras,
Toute folle d'oiseaux éparpillés dans la lumière,
Qui la chantent, avec leurs voix plénières,
Si près du ciel qu'on ne les entend pas.

Mais aujourd'hui, la plaine ? - Elle est finie ;
La plaine est morne et ne se défend plus :
Le flux des ruines et leur reflux
L'ont submergée, avec monotonie.

On ne rencontre, au loin, qu'enclos rapiécés
Et chemins noirs de houille et de scories
Et squelettes de métairies
Et trains coupant soudain les villages en deux.

Les Madones ont tu leurs voix d'oracle
Au coin du bois, parmi les arbres ;
Et les vieux saints et leurs socles de marbre
Ont chu dans les fontaines à miracles.

Et tout est là, comme des cercueils vides,
- Seuils et murs lézardés et toitures fendues -
Et tout se plaint ainsi que les âmes perdues
Qui sanglotent le soir dans la bruyère humide.

Hélas ! La plaine, hélas! Elle est finie!
Et ses clochers sont morts et ses moulins perclus.
La plaine, hélas ! Elle a toussé son agonie
Dans les derniers hoquets d'un angélus.

in Les Villes tentaculaires

Soyez béni-e, et prévenant devenez.
 

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 12:52

ENCORE PARLER POUR QUOI DIRE !?

Ce poème est parti de cette pensée :
Liberté post-chrétienne (à partir du XVIIIe) : Pour construire le temps qui passe et demain, on a voulu monter des moellons sans ciment, et assemblés d’autres façons.
Libertés post-soixante-huitardes : On coule dans le présent des bétons faits de sable des déserts, très peu ferraillés... et sans coffrage.

On peut assembler ainsi plein de mots en corps
Pour décrire ou peindre tout notre décor,
Mais on est sans force, sans à propos, sans rôle
Pour de sûres solutions, pour la bonne parole.

On joue à s’épuiser des matchs incessants
Mais sans gagner jamais contre le cours du temps,
Et jamais on ne voit en prenant du recul
Qu’à zéro-zéro, ou trois partout, c’est matchs nuls.

L’impiété tient la dragée haute à la foi
Qui se dilue dans des ego trop gros ou fond dans des moi

Trop maigres, handicapés autant que boursouflés,
Unijambistes quand l’Esprit n’ a pas où poser son pied.

Et là vient la pensée de s’arrêter ! - C’est bien dit, c’est fait,
C’est parlant pour ceux qui voudront lire et écouter ;
Tourne la page, publie sur tes réseaux comme une gourde
Mise à la mer… - Mais non ! Encore j’ajoute pour les âmes sourdes

Dans sa puissance le nom de Jésus - qui ouvre l’ouïe,
Qui rend la vue, qui chasse les ombres et qui nourrit
Aujourd’hui comme hier les faibles, les esseulés, les indigents,
Les pécheurs (que nous sommes) qui s’avouent et prennent le temps

De lire le Réel jusqu’au bout, pour y trouver un Ciel
Tout autre, à peine soupçonné, un astre différent, éternel,
Devenu un jour un homme - Jésus - porteur de notre cause,
Pour payer de sa vie le prix de nos psychoses,

De nos vols, de nos frasques, de nos infanticides,
De nos idées coupables, de nos échanges acides...
En somme le prix du péché - cette loi du mal qui nous habite -
Qui à Golgotha le perce, le saigne et le tue tel un rite

Exorciste, Jésus bouc-émissaire volontaire, nécessaire
Face à la justice, divine, qui gronde sur la terre
A cause des collusions des hommes et des démons
Qui de leur invisible dirigent et orientent les faits et décisions.

Mais la mort de Jésus - très juste châtiment des pécheurs
Que l'on laisse à l’ire vengeresse de leurs sombres vainqueurs -
Est injuste au possible, quant à lui qui n’a jamais fait mal,
Au point où Dieu lui rend la vie d’un geste inaugural.

Regarde-le vraiment cet homme comme encorné
Par Satan, déchiré par les hommes méchants, attaché, paralysé,
Nu juste couvert par son sang ; vois-le bien, touche-le car c’est pour toi
Qu’il se livre, se donne, se substitue pour que ta propre fin ne soit pas

Dans ce délire de jouissances infâmes, d’horreurs, d’ignominies,
Qui se passe quand l’âme sans pardon rejoint les ennemis
Célestes du bien, du juste, du vrai, au shéol séjour des réprouvés
Qui n’ont compté que sur du vent et sur eux pour durer.

C’est ce regard et la foi maintenant depuis deux millénaires
Qui ouvrent à tous pécheurs l’accès au Paradis,
Croire en Jésus étant depuis ici la terre
L’unique moyen, dit Dieu, pour vivre tout, sans les gâchis.

Claude T. - 29 juillet 2018 - ALGDDV

Que la bénédiction du 3e Ciel tombe sur vous... si vous répondez : Amen (Qu'il en soit ainsi).

 

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 07:47

Le poète n'est pas qu'un rêveur. Il est une âme vibrante, ouverte à quelque sphère, qui reçoit et traduit, comme un pont entre deux ou trois plans du Réel.

Mais pourquoi la culture ne retransmet pas de manière impartiale l'essentiel de ce qui a fait le poète (comme le savant, comme l'inventeur...).

Dans le cas de Lamartine, des générations ont entendu parlé ou appris par cœur Le lac : "Ô temps, suspends ton vol et vous heures propices suspendez votre cours"...
Mais qui sait de quelle foi Lamartine fut animé ?
Car notre positionnement personnel par rapport à une force ou personne divine, c'est-à-dire la foi ou l'impiété qui nous caractérise en fondant notre perception du réel, est le gouvernail et la voile de notre personnalité et de nos comportements... comme encore de notre devenir éternel ! 

DIEU - Alphonse de LAMARTINE

(À M. de la Mennais)

Oui, mon âme se plaît à secouer ses chaînes :
Déposant le fardeau des misères humaines,
Laissant errer mes sens dans ce monde des corps,
Au monde des esprits je monte sans efforts.
Là, foulant à mes pieds cet univers visible,
Je plane en liberté dans les champs du possible,
Mon âme est à l'étroit dans sa vaste prison :
Il me faut un séjour qui n'ait pas d'horizon.
Comme une goutte d'eau dans l'Océan versée,
L'infini dans son sein absorbe ma pensée ;
Là, reine de l'espace et de l'éternité,
Elle ose mesurer le temps, l'immensité,
Aborder le néant, parcourir l'existence,
Et concevoir de Dieu l'inconcevable essence.

Mais sitôt que je veux peindre ce que je sens,
Toute parole expire en efforts impuissants.
Mon âme croit parler, ma langue embarrassée
Frappe l'air de vingt sons, ombre de ma pensée.
Dieu fit pour les esprits deux langages divers :
En sons articulés l'un vole dans les airs ;
Ce langage borné s'apprend parmi les hommes,
Il suffit aux besoins de l'exil où nous sommes,
Et, suivant des mortels les destins inconstants
Change avec les climats ou passe avec les temps.
L'autre, éternel, sublime, universel, immense,
Est le langage inné de toute intelligence :
Ce n'est point un son mort dans les airs répandu,
C'est un verbe vivant dans le cœur entendu ;
On l'entend, on l'explique, on le parle avec l'âme ;
Ce langage senti touche, illumine, enflamme ;
De ce que l'âme éprouve interprètes brûlants,
Il n'a que des soupirs, des ardeurs, des élans ;
C'est la langue du ciel que parle la prière,
Et que le tendre amour comprend seul sur la terre.
Aux pures régions où j'aime à m'envoler,
L'enthousiasme aussi vient me la révéler.

Lui seul est mon flambeau dans cette nuit profonde,
Et mieux que la raison il m'explique le monde.
Viens donc ! Il est mon guide, et je veux t'en servir.
A ses ailes de feu, viens, laisse-toi ravir !
Déjà l'ombre du monde à nos regards s'efface,
Nous échappons au temps, nous franchissons l'espace.
Et dans l'ordre éternel de la réalité,
Nous voilà face à face avec la vérité !
Cet astre universel, sans déclin, sans aurore,
C'est Dieu, c'est ce grand tout, qui soi-même s'adore !
Il est ; tout est en lui : l'immensité, les temps,
De son être infini sont les purs éléments ;
L'espace est son séjour, l'éternité son âge ;
Le jour est son regard, le monde est son image ;
Tout l'univers subsiste à l'ombre de sa main ;
L'être à flots éternels découlant de son sein,
Comme un fleuve nourri par cette source immense,
S'en échappe, et revient finir où tout commence.
Sans bornes comme lui ses ouvrages parfaits
Bénissent en naissant la main qui les a faits !

Il peuple l'infini chaque fois qu'il respire ;
Pour lui, vouloir c'est faire, exister c'est produire !
Tirant tout de soi seul, rapportant tout à soi,
Sa volonté suprême est sa suprême loi !
Mais cette volonté, sans ombre et sans faiblesse,
Est à la fois puissance, ordre, équité, sagesse.
Sur tout ce qui peut être il l'exerce à son gré ;
Le néant jusqu'à lui s'élève par degré :
Intelligence, amour, force, beauté, jeunesse,
Sans s'épuiser jamais, il peut donner sans cesse,
Et comblant le néant de ses dons précieux,
Des derniers rangs de l'être il peut tirer des dieux !
Mais ces dieux de sa main, ces fils de sa puissance,
Mesurent d'eux à lui l'éternelle distance,
Tendant par leur nature à l'être qui les fit ;
Il est leur fin à tous, et lui seul se suffit !

Voilà, voilà le Dieu que tout esprit adore,
Qu'Abraham a servi, que rêvait Pythagore,
Que Socrate annonçait, qu'entrevoyait Platon ;
Ce Dieu que l'univers révèle à la raison,
Que la justice attend, que l'infortune espère,
Et que le Christ enfin vint montrer à la terre !
Ce n'est plus là ce Dieu par l'homme fabriqué,
Ce Dieu par l'imposture à l'erreur expliqué,
Ce Dieu défiguré par la main des faux prêtres,
Qu'adoraient en tremblant nos crédules ancêtres.
Il est seul, il est un, il est juste, il est bon ;
La terre voit son œuvre, et le ciel sait son nom !
Heureux qui le connaît ! plus heureux qui l'adore !
Qui, tandis que le monde ou l'outrage ou l'ignore,
Seul, aux rayons pieux des lampes de la nuit,
S'élève au sanctuaire où la foi l'introduit
Et, consumé d'amour et de reconnaissance,
Brûle comme l'encens son âme en sa présence !

Mais pour monter à lui notre esprit abattu
Doit emprunter d'en haut sa force et sa vertu.
Il faut voler au ciel sur des ailes de flamme :
Le désir et l'amour sont les ailes de l'âme.
Ah ! que ne suis-je né dans l'âge où les humains,
Jeunes, à peine encore échappés de ses mains,
Près de Dieu par le temps, plus près par l'innocence,
Conversaient avec lui, marchaient en sa présence ?
Que n'ai-je vu le monde à son premier soleil ?
Que n'ai-je entendu l'homme à son premier réveil ?
Tout lui parlait de toi, tu lui parlais toi-même ;
L'univers respirait ta majesté suprême ;
La nature, sortant des mains du Créateur,
Étalait en tous sens le nom de son auteur ;
Ce nom, caché depuis so
us la rouille des âges,
En traits plus éclatants brillait sur tes Ouvrages ;
L'homme dans le passé ne remontait qu'à toi ;
Il invoquait son père, et tu disais : C'est moi.
Longtemps comme un enfant ta voix daigna l'instruire,
Et par la main longtemps tu voulus le conduire.
Que de fois dans ta gloire à lui tu t'es montré,
Aux vallons de Sennar, aux chênes de Membré,
Dans le buisson d'Horeb, ou sur l'auguste cime
Où Moïse aux Hébreux dictait sa loi sublime !
Ces enfants de Jacob, premiers-nés des humains,
Reçurent quarante ans la manne de tes mains
Tu frappais leur esprit par tes vivants oracles !
Tu parlais à leurs yeux par la voix des miracles !
Et lorsqu'ils t'oubliaient, tes anges descendus
Rappelaient ta mémoire à leurs cœurs éperdus !
Mais enfin, comme un fleuve éloigné de sa source,
Ce souvenir si pur s'altéra dans sa course !
De cet astre vieilli la sombre nuit des temps
Éclipsa par degrés les rayons éclatants ;
Tu cessas de parler ; l'oubli, la main des âges,
Usèrent ce grand nom empreint dans tes ouvrages ;
Les siècles en passant firent pâlir la foi ;
L'homme plaça le doute entre le monde et toi.

Oui, ce monde, Seigneur, est vieilli pour ta gloire ;
Il a perdu ton nom, ta trace et ta mémoire
Et pour les retrouver il nous faut, dans son cours,
Remonter flots à flots le long fleuve des jours !
Nature ! firmament ! l'oeil en vain vous contemple ;
Hélas ! sans voir le Dieu, l'homme admire le temple,
Il voit, il suit en vain, dans les déserts des cieux,
De leurs mille soleils le cours mystérieux !
Il ne reconnaît plus la main qui les dirige !
Un prodige éternel cesse d'être un prodige !
Comme ils brillaient hier, ils brilleront demain !
Qui sait où commença leur glorieux chemin ?
Qui sait si ce flambeau, qui luit et qui féconde,
Une première fois s'est levé sur le monde ?
Nos pères n'ont point vu briller son premier tour
Et les jours éternels n'ont point de premier jour.
Sur le monde moral, en vain ta providence,
Dans ces grands changements révèle ta présence !
C'est en vain qu'en tes jeux l'empire des humains
Passe d'un sceptre à l'autre, errant de mains en mains ;
Nos yeux accoutumés à sa vicissitude
Se sont fait de ta gloire une froide habitude ;
Les siècles ont tant vu de ces grands coups du sort :
Le spectacle est usé, l'homme engourdi s'endort.

Réveille-nous, grand Dieu ! parle et change le monde ;
Fais entendre au néant ta parole féconde.
Il est temps ! lève-toi ! sors de ce long repos ;
Tire un autre univers de cet autre chaos.
A nos yeux assoupis il faut d'autres spectacles !
A nos esprits flottants il faut d'autres miracles !
Change l'ordre des cieux qui ne nous parle plus !
Lance un nouveau soleil à nos yeux éperdus !
Détruis ce vieux palais, indigne de ta gloire ;
Viens ! montre-toi toi-même et force-nous de croire !
Mais peut-être, avant l'heure où dans les cieux déserts
Le soleil cessera d'éclairer l'univers,
De ce soleil moral la lumière éclipsée
Cessera par degrés d'éclairer la pensée ;
Et le jour qui verra ce grand flambeau détruit
Plongera l'univers dans l'éternelle nuit.
Alors tu briseras ton inutile ouvrage :
Ses débris foudroyés rediront d'âge en âge :
Seul je suis ! hors de moi rien ne peut subsister !
L'homme cessa de croire, il cessa d'exister !

Du recueil : Méditations poétiques (1820).

L'homme cessant de croire, il cesse d'exister.

Que ce Dieu qu'on peut connaître et suivre - en rapport de notre besoin ou désir de sens, de profondeurs, de réponses, de vérités...- fasse quelques pas vers vous, pour que vous le découvriez (un peu) mieux.

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 07:55

Ne faisons pas de la poésie une idole d'hier et d'avant-hier, un vestige. Ne voyons pas les poèmes seulement comme des fossiles intéressants.
Au XXIe siècle on peut encore avoir à dire la vie présente et le Réel sous forme poétique.
Pour moi la poésie est à la vie ce qu'est la tendresse à l'amour... et à la haine.

CORPS À CORPS

En se livrant encor encore
A la femme, à son corps,
L’homme met en désaccord
La soute, la quille, bâbord, tribord.

Les faux-amours font corps à corps
Où l’âme se lasse de ces rapports
Qui chassent les plus beaux accords
Par des moiteurs jusqu’en la mort.

L’intelligence en berne l’homme
Ne bâtit plus que de chaume,
Ne pense même plus en home
Dégénère son génome.

Il et elle ont banni les axiomes,
Chenilles ils papillonnent,
En résultent des hématomes,
Rend impossible le nickel-chrome.

Ainsi se perdent des trésors
Chacun ayant sa part de torts,
Loin de Dieu la vie s’endort
Pour des cauchemars, encore.

On souille tout en somme !
On pourrit tous nos royaumes,
On se débat, perce nos paumes,
Mais seul Jésus est le surhomme.

Claude Thé - 22 juillet 2018

 

La Bible, l'Histoire et nos histoires préviennent que la sexualité débridée suscite de mauvais désirs, amène des problèmes relationnels importants (dans les foyers et avec Dieu), des pertes de capacités (dont Samson est une figure), violences, cruautés, chaos, chute des civilisations (Mahagonny de Brecht et Weill)...
Et Jésus a annoncé qu'un temps allait venir où il en serait par toute la terre comme au temps de Noé, comme au temps de Sodome.

Choisissons personnellement la paix - avec Dieu, puisque c'est seulement par là qu'elle peut venir, dans notre cœur d'abord, et sur la terre relativement. Paix dont Jésus est le Prince, qui s'obtient par la foi, le pardon de nos fautes et le renouvellement par l'Esprit-Saint de notre intelligence...

Soyez béni-e de Dieu.

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  • : OSER TOUCHER LA LUMIERE !
  • : Un après-midi Dieu fait irruption dans ma vie! Rien de violent, mais avec une force de persuasion telle que d'un coup JE SAIS ! Dieu existe !!! C'est ici mon cheminement depuis ce 1er instant... aussi pour faciliter le chemin à qui cherche le sens de son existence et/ou se demande : Dieu existe-t-il vraiment !? Des questions et réponses dans les domaines de la connaissance de soi, de Dieu, du Réel, Jésus-Christ, spiritualité(s), psycho, philo, actualité... bref, un blog qui englobe des Essentiels ☺ Soyez béni-e.
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